jeudi 27 juin 2013

Quand nous aboierons le temps des cerises…

 Il y a deux ans, Elstir s'est découvert une passion pour les cerises. On l'a vu alors passer tout son mois de juin la truffe au ras de l'herbe, cherchant les fruits précieux afin de les avaler, queues et noyaux compris. Ensuite, chaque partie faisait son travail : les queues se laissaient digérer sans se faire remarquer, les noyaux s'aggloméraient intacts dans les merdes que nous ramassions ensuite, la pulpe lui donnait la chiasse…
 L'année dernière fut une triste saison car l'arbre resta muet de fruits. Mais cette année il en croule, et l'orgie est quotidienne : voilà un chien qui ne risquera pas la carence en vitamine C. Quant à ses déjections, elles ne comportent en ce moment à peu près plus que des noyaux…
L'enthousiasme d'Elstir fut si communicatif, son exemple à ce point entraînant, que Bergotte, elle qui n'avait jamais accordé la moindre attention aux cerises tombées, Bergotte s'est mise à les traquer à son tour, jusque dans la haie, où elle est la seule, vu sa taille, à pouvoir se faufiler plus ou moins. Et, à les voir mastiquer l'un et l'autre, du matin au soir ou presque, Catherine et moi nous félicitons de ne pas avoir choisi de planter un arbre à pastèques.

mercredi 26 juin 2013

Quand Golo ne grimpe plus dans le cerisier, c'est le cerisier qui descend jusqu'à lui


Ami lecteur, une chatte rousse nommée Golo est cachée quelque part sous cette branche de cerisier cassée, que la maîtresse de l'animal a posée sur une table de pique-nique, afin d'éviter que ces abrutis de chiens ne se rendent malades en en mangeant tous les fruits : sauras-tu la trouver ?

Si le jeu dépasse tes compétences et ton sens de l'observation, recommence depuis le début, mais avec la photo du bas : tu verras, c'est beaucoup plus facile !

(Mais qu'est-ce qui me prend, de tutoyer le monde comme ça, moi ?)




lundi 24 juin 2013

Elstir indigné : le greffier omniprésent, y en a marre !


Il serait tout de même temps de se rappeler que ce blog a pour nom La Meute des gâteux. Les gâteux, on sait qui ils sont : suivez mon doux regard aimant et soumis… Mais la meute ? Qui est un animal de meute dans cette baraque, hmm ? Le chat peut-être, cet égoïste hautain et vaniteux ? Non ! c'est nous ! Donc, je l'aboie bien haut : les photos de Golo, jour après jour, se laissant complaisamment admirer (alors qu'elle doit faire à peine ses trois kilos toute mouillée : quelle pitié !), se livrant à ses petites mignardises typiquement félines, mimant la toilette pour faire son intéressante, nous regardant de haut sous prétexte qu'elle arrive à sauter sur la table et pas nous, tout cela y en a marre ! Halte aux dérives chattières ! Revenons aux fondamentaux ! Replions-nous sur nos minima ! Et donnons de nouveau à voir de fiers animaux, nobles, forts, magnifiques et pourtant si simples.

(Je ne dis pas ça spécialement pour moi, notez bien… C'est un pur hasard si c'est justement moi qui passais devant l'appareil, hier… Je sais rester modeste… à mon humble place de star…)

samedi 22 juin 2013

La toilette au soleil


Puisque personne ne semble vouloir s'en servir, de cette table de terrasse (sauf, parfois, mon bedonnant maître, lorsque l'envie lui prend de s'arsouiller à l'air libre), autant que je me l'accapare : pour la toilette, y a pas mieux. C'est stable, il y a une rambarde de sécurité, et je suis hors de portée des truffes de chiens, ces gros indélicats qui adorent venir me baver sur l'échine lorsque je sors de mon bain.

dimanche 16 juin 2013

lundi 10 juin 2013

Golo, princesse au petit pois (pour complaire à Marchenoir)

Si certains se demandent à quoi riment ces empilements de fauteuil, voici la réponse : les boîtes en carton sont là pour dissuader Bergotte, la nuit venue et nos dos tournés, de dormir sur l'un des deux sièges et d'en ravager les rembourrages de ses griffes non rétractiles ; quant aux quatre coussins, ce sont ceux des deux chaises de terrasse, rentrés un soir précipitamment pour cause de pluie, et que Golo a aussitôt transformés en une couchette-millefeuille des plus confortables, apparemment. Et elle dispose même de 60 kilos de descente de lit. En prenant ces photos Catherine n'a dérangé personne, hormis la jeune fille effarouchée qui sortait à ce même moment de son bain de rivière…


Pour la dernière photo, Golo s'est transportée dans le petit salon et s'est installée sur le repose-pieds qui est censé me rendre plus confortables les longues stations nocturnes devant la télévision. Et je les allonge où, maintenant, mes jambes ? Tu te démerdes…


jeudi 6 juin 2013

La photo dans la photo ou le syndrome de la Vache qui rit

Voici un blog original : le tenancier demande à tous les contributeurs éventuels de lui envoyer une photographie réalisée par eux, à l'endroit exact d'une photographie plus ancienne, laquelle doit être juxtaposée au cadre de la première. Ce que je raconte là est totalement imbitable, mais vous comprendrez en allant sur le site mis en lien ou, plus immédiatement, en regardant ci-dessous, la réalisation de Catherine, qui date de ce matin. La photo qu'elle tient à la main doit dater de huit ou dix ans, et c'est Balbec qui pose pour elle ; sur celle d'aujourd'hui, Elstir a pris la relève…
Le lien vers la photo.
La Côte blanche, au Plessis-Hébert