
Entre ses deux-là, les relations sont normalisées depuis hier : des heures de jeu ensemble, lequel consiste essentiellement, pour Elstir, à faire semblant de mordre Bergotte aux babines ou aux oreilles, et à se prendre des pains dans la tronche en retour, puis à se casser la gueule tout seul à chaque fois qu'il tente de lui sauter sur le dos. Il a l'air de trouver ça divertissant, personne ne songe à l'éclairer sur ce point.

Sinon, lorsqu'ils sont tous les trois dehors, Swann va ostensiblement s'asseoir à l'autre bout du jardin (petit, le jardin...) ; et, si Elstir le rejoint, il détourne la tête et va lentement s'installer un peu plus loin.
Ce qu'il ne sait pas encore, c'est que le temps œuvre contre lui, et que, d'ici une semaine au plus, il aura complètement oublié qu'il fut un temps où Elstir ne faisait pas partie de la maison – il pensera avec sincérité et force que l'Autre a toujours été là et, du coup, n'osera plus lui interdire l'accès à son panier. Le connaissant, je suis bien certain qu'il se poussera pour lui faire une place, et même finira par aller se coucher ailleurs pour la lui laisser toute.
Il n'est pas français pour rien, Swann.
Test : Didier, tu me reçois 5/5 ? Je viens de rajouter ton adresse mail dans la réception de commentaires.
RépondreSupprimerOui, oui, c'est OK !
RépondreSupprimerOui, je m'attends exactement à ce que vous prévoyez ici,
RépondreSupprimerYa pas à dire, vous connaissez aussi bien les chiens que moi!